FUNICULI-FUNICULA
Funiculi-Funicula est un OVNI 47, construit par Alubat en 1993.
Funiculi-Funicula est le nom est le titre d"une chanson italienne (et aussi d'un hymne bavarois). C'était le nom choisi par le précédent propriétaire, nous l'avons gardé car il allait parfaitement au bateau. Nous utilisons souvent le diminutif Fun-Fun.
- Longueur H.T. : 14,8 m
- Largeur : 4,67 m
- Tirant d'eau : 0,80m / 2,50m
- Surface de voile : Génois, Trinquette, Grand Voile, Spi
- Poids : 17 Tonnes au dernier carénage
Une question qui est souvent discutée sur les pontons, est pourquoi un dériveur intégral ? Un dériveur intégral permet de :
- Pouvoir rentrer dans des zones à faible tirant d'eau, comme l'abri anti-cyclone de Cariacou - Tirant d'eau = 1 m
- Être plus fiable en cas de gros temps, sans dérive le dériveur dérape comme une savonnette, et évite le phénomène du croche-pied.
- Et puis cela permet de se sortir rapidement quand on touche un peu...
- J'ai échoué deux fois le bateau sur du sable, dans une rivière, mais avec un bateau de 17 tonnes cela n'est probablement pas à faire trop souvent. A chaque échouage (volontaire) je n'ai pas eu de problème de sable ou autre dans la dérive.
Par contre je ne vais que très rarement mouiller le plus près de la plage, car les vagues 'rebondissent' sur la plage, et souvent cette place est la plus inconfortable, et puis j'aime bien pouvoir sortir du mouillage en pleine nuit si besoin s'en fait, sans être trop gêné par les autres bateaux au mouillage. Au près le bateau marche correctement, mais il est important de garder de la vitesse sans trop piper. Maintenant pour le confort du bord, nous essayons d'éviter le près autant que possible. Par contre aux allures portantes le bateau est très confortable, et a un mouvement à la mer très doux. Enfin un dériveur intégral est souvent plus large et plus lourd, souvent plus confortable, mais plus physique à manoeuvrer.
Notre choix s'est porté sur la BLU parce que
- Une fois achetée (!), la BLU ne coûte pratiquement plus rien, hormis la taxe annuelle demandée en France, ou sur les îles françaises.
- La BLU permet de communiquer avec plusieurs autres bateaux, et en théorie avec le réseau téléphonique (Je n'ai jamais utilisé). Avec la licence VHF il est possible de communiquer sur quelques fréquences. Une licence radio-amateur est quand même préférable.
- La BLU permet d'envoyer/recevoir des mails, qui est le moyen de communication avec les terriens le plus économique. Nous nous connectons une fois tous les jours où tous les deux jours. L'association Sailmail fourni un excellent service pour ceux qui n'ont pas leur licence radio-amateur. Pour cela il est nécessaire d'avoir un ordinateur, et un modem. Le logiciel est gratuit. Il y a un abonnement annuel de 200$US. J'ai acheté un modem PTC-IIe qui permet d'envoyer/recevoir les mails le plus rapidement, et qui offre plein d'autres services, principalement pour la réception des cartes météo, et prévisions NavTex
- Grâce à la qualité de l'antenne il est possible de recevoir de superbes cartes météo. J'utilise principalement les cartes américaines qui sont émises 4 fois par jour. Il y a deux séries de cartes émises :
- Les prévisions du TPC (Tropical Prevision Center), qui donne une très bonne carte décrivant les ondes tropicales entre l'Afrique et la cote Ouest des Etats- Unis.
- Les prévisions du MPC (Marine Prevision Center) qui émet une carte de l'Atlantique Nord, au Nord du 20N. J'utilise la situation générale que je compare d'une carte à une autre, ainsi que la prévision à 48h. Certaines fois je regarde la prévision à 96h, mais cela est juste pour donner une idée sur l'évolution du système. J'utilise aussi la carte 500Mb.
Après avoir essayé plusieurs logiciels, je suis revenu a JVCOM32, connecté sur mon modem PTC-IIe qui décode la carte. En période d'alerte cyclonique je récupère les analyses du TPC (Tropical Prevision Center) mises à jour toutes les 4 heures grâce au service saildocs qui donnent beaucoup d'information sur l'évolution possible du cyclone.
- Nous naviguons en famille, et nous détestons remonter au vent avec plus de 20 nœuds de vent. Nous ne sommes pas pressés, et préférons y aller que quand les conditions sont bonnes. C'est pourquoi la réception et l'analyse des informations météo est quelque chose d'important, surtout aux Antilles ou les alizés peuvent etre assez soutenus, surtout dans certains passages entre îles. Pour ceux qui comprennent l'anglais, et qui veulent comprendre un peu plus comment la météo fonctionne je recommande fortement le livre : Mariner's Weather Handbook by Steve & Linda Dashew
- Enfin, grâce aux réseaux, il est possible de pouvoir retrouver trace d'un bateau perdu de vue. Merci au super travail de Maurice Iman qui anime radio cocotier (6945 Mhz à 9 heures le matin). Seulement si vous avez une licence vous pouvez aussi utiliser Radio du Capitaine, réseau de navigateurs canadiens francophones.
Voici quelques remarques sur les équipements de navigation :
- GPS : Il faut vraiment se forcer à continuer de sortir le sextant, et à entretenir son estime. Surtout depuis que la précision est de quelques dizaines de mètres... Sur FunFun le GPS donne une position que nous considérons comme étant estimée, et que nous vérifions avec un autre procédé (visuel, compas de relèvement, radar). Ceci est important car il reste des erreurs importantes sur certaines cartes, comme une erreur de 2 miles sur la position réelle de l'ile de SAL au Cap vert. J'ai complété le GPS du bord par un GPS portable, juste au cas ou...
- Radar : Très utile pour 1) vérifier le point GPS, et 2) faire la veille la nuit. Concernant la veille il y a autant de théorie que de personnes qui naviguent. Sur FunFun le radar veille la nuit, nous mettons le feu de navigation en tête de mat, et notre bateau en aluminium se voyant assez bien sur les autres radars. Cela est complété par une veille visuelle quand nous sommes dans une zone à trafic. Les cargos, et voiliers en acier/aluminium sont bien détectés, les voiliers en plastique le sont en général, seules les petites barques de pêche en bois ne sont pas détectées, mais souvent elle ne sont pas éclairée non plus... Nous avons un RL70 de Raytheon, avec une antenne de 48 milles. La connexion du GPS au radar est intéressante car cela permet d'afficher sur le radar le waypoint d'arrivée, ainsi que la position GPS d'un autre navire, ce qui simplifie les appels a la VHF au cas ou cela est nécessaire.
- Cartes : Les cartes papiers prennent beaucoup de place, et il manque toujours la bonne ! Nous avons décidé d'utiliser les grands routiers sur cartes papier, et les cartes électroniques pour les cartes de détail. Nous utilisons le logiciel MaxSea pour visualiser les cartes. Vu les prix des cartes françaises, je n'utilise plus que les cartes américaines, pour laquelle on a le droit de faire des copies papier. Les cartes des Antilles sont assez anciennes, et il est très important de vérifier le calage du GPS sur la carte à chaque nouvelle carte utilisée. (Cela doit être fait aussi lors de l'utilisation du GPS avec chaque nouvelle carte papier...). De plus MaxSea supporte la plupart des formats de cartes, ce qui permet de faire plus facilement des échanges de CD-ROM, et de réaliser quelques économies rapidement.
- Pilotes : C'est lui qui prend la barre dès que possible. Nous avons deux pilotes : un électrique (Authohelm 7000) qui est utilisé la plus part du temps dans les petites navigations et quand les conditions sont variables (temps à grains). L'autre est un régulateur WindPilot que nous utilisons que pour les navigations de plus de 2 jours, et quand les conditions météorologiques sont assez stables. Je regarde pour compléter par un troisième pilote électrique de secours.
Un des principal problème en voilier est la génération d'électricité (et d'eau douce). Voici ce que nous avons choisi :
- Le bateau a 4 batteries de 100A/h, et une batterie de secours de 100A/h. Des questions de place nous empêche d'ajouter une ou deux batteries de service à ce parc. Nous consommons 100 A.h par jour environ.
- Une éolienne Aerogen 6. Dans les mouillages venteux des Antilles, cela nous permet de rester des jours et des jours sans faire tourner le groupe. Même que de fois on avait assez d'électricité pour mettre un feu de mouillage électrique !
- Un hydro-générateur (AquaGen 4)complétant la génération d'électricité quand nous sommes en navigation, car 1) naviguant principalement au largue, l'éolienne est moins efficace, et 2) cela couvre les supplément de consommation du à l'utilisation systématique du radar pendant la nuit. Je compte 1 ampère par nœud. Attention de bien surveiller l'usure de la corde ! Une rumeur bien établie parle de requin mangeant l'hélice... L'usure du bout de l'hélice peut être très très rapide.
- Nous venons de rajouter 2 panneaux solaires (Siemens 75W). Ici au Venezuela ils gênèrent près de 50A.h par jour, les jours sans nuage. Des que le moindre nuage, ou ombre apparaît, le rendement des panneaux baisse énormément. Comme nous n'avons pas de portique, nous avons du installer les panneaux au dessus du binimi.
- Nous avons changé le frigidaire pour un système CoolMatix à plaques froid de Waeco. L'avantage de ce système est qu'il emmagasine du froid dès qu'il y a un ajout d'électricité, et restitue le froid pendant 8 heures sans rien consommer. Cela permet de diminuer la consommation d'électricité pour le frigidaire. Nous n'avons pas de congélateur. Le frigidaire est le plus gros consommateur d'électricité du bord.
- En enfin nous avons un groupe (Beta Marine-1500t/mn) que nous utilisons pour 1) faire fonctionner le déssalinisateur 220V, pour 2) faire fonctionner la machine à laver, pour 3) générer de l'électricité les jours sans vent et sans soleil ou 4) pour faire tourner les outils style perceuse, ponceuse et autre. Avec deux enfants la machine de 3Kg est une facilité que nous aurions du mal à nous passer. Nous ne lavons que les tee-shirt et sous vêtements, le reste va au pressing.
- Nous avons un déssalinisateur AquaBase 100L/h - 220V. Nous busons l'eau faite par le dessal. Notre consommation d'eau est d'environ 50l / jour, en faisant attention mais sans se priver.